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le dépistage

L’hépatite C est une maladie du foie due
à une infection par un virus

Pourquoi et comment se faire dépister ?


Le test de dépistage de l’hépatite C repose sur la recherche d’anticorps dirigés contre le VHC. Il s’effectue en général à partir d’une prise de sang, mais peut aussi dans certains cas être réalisé par un test rapide en prélevant une goutte de sang au bout du doigt (TROD).

 

Ce test est remboursé à 100 % par la sécurité sociale.
Il peut être prescrit par un médecin et réalisé dans un laboratoire de biologie ou être réalisé dans un Centre d’Information et de Dépistage Anonyme et Gratuit (CIDAG) où sont aussi réalisés le dépistage du VIH (SIDA) et de l’hépatite B, sans avance de frais.

 

Il est important de savoir que la positivité du test n’implique pas forcément l’existence d’une hépatite virale C mais traduit simplement la présence d’anticorps, trace d’un contact, parfois très ancien, avec le virus. Un test positif devra être confirmé par un second prélèvement et l’infection ne sera confirmée que si l’ARN du VHC est présent.

 

Le dépistage de l’hépatite C est un test spécifique qui n’est pas réalisé de façon habituelle lors des bilans sanguins, en particulier avant une opération. Ainsi le fait d’avoir eu à plusieurs reprises des examens sanguins ou d’être surveillé régulièrement pour un autre problème ne signifie pas que ce test ait déjà été réalisé et qu’il ne soit donc plus nécessaire.

 

La liste des CIDAG et leur localisation sont accessibles par le lien suivant : http://www.sida-info-service.org/?-DEPISTAGE-VIH-sida-

 

 

Situations nécessitant la réalisation d’un test de dépistage 

 

 

Le dépistage est recommandé pour toute personne ayant été confrontée dans le passé à une situation susceptible d’être à l’origine d’une contamination.

 

Ces situations sont les suivantes.

 

Personnes ayant été exposées avant 1992 à :

– Transfusion

– Administration de dérivés du sang (facteurs de coagulation) avant 1990

– Greffe

– Chirurgie lourde

– Séjour en réanimation

– Accouchement difficile

– Hémorragie digestive

– Soins à la naissance

 

Personnes ayant reçu des actes thérapeutiques ou diagnostiques invasifs avant 1997 (risques résiduels encore mal maîtrisés) :

– Par exemple : endoscopie digestive ou bronchique avec biopsie

 

Toute situation où il a pu exister un contact sanguin avec le sang d’un sujet infecté quelle que soit la date :

– Dialysés
– Nés de mère VHC +
– Usagers de drogues par voie intraveineuse ou nasale (même une seule fois)
– Tatouage, piercing, mésothérapie, acupuncture (sans utilisation de matériel à usage unique)
– Soins dans des régions où le VHC est très fréquent (Asie du Sud Est, Moyen Orient, Afrique, Amérique du Sud)
– Prisonniers et anciens prisonniers (partage d’objets coupants, consommation de drogue)
– Entourage d’un patient VHC + (partage d’objets de toilette pouvant être en contact avec du sang)
– Partenaires sexuels d’un patient VHC +
– Personnes ayant une élévation (même minime) des transaminases
– Personnes ayant une fatigue importante prolongée et inexpliquée
– Personnes ayant un antécédent de jaunisse (ictère) non expliquée
– Personnes ayant une infection par le VIH ou une hépatite B

 

 

 

 

 

 


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